Comment choisir les premiers patrons de couture d’une marque de vêtements
Quels patrons de couture acheter d’abord pour une collection qui se vend : combien de modèles, quels vêtements, et pourquoi commencer par une coupe droite.
L’erreur de commencer avec vingt modèles
La première tentation est d’acheter beaucoup de patrons différents pour « avoir de la variété ». C’est le moyen le plus rapide de manquer de capital : chaque nouveau modèle ajoute un étalage de plus, un autre achat de tissu, une autre mercerie et un stock qui ne se vendra peut-être pas, sans que les ventes augmentent dans la même proportion.
Une marque qui débute vend plus avec quatre modèles bien faits dans toutes les tailles qu’avec vingt modèles en deux tailles chacun. Les clients n’achètent pas la variété : ils achètent leur taille.
Les quatre patrons qui soutiennent une collection
S’il fallait choisir une base minimale qui fonctionne toute l’année, sur n’importe quel marché et pour n’importe quel public, la voici :
- Un t-shirt. C’est le vêtement qui tourne le plus, le moins cher à produire et celui qui permet de tester des imprimés sans risque.
- Un sweat ou un sweat à capuche. C’est le vêtement au prix le plus élevé de la base et celui qui tolère le mieux les erreurs d’ajustement.
- Un jogging. Il se vend avec le sweat et fait monter le panier moyen.
- Un short. Il couvre la saison chaude avec la même logique de coupe que le jogging.
Pourquoi commencer par une coupe droite
Les vêtements à coupe droite ou ample sont indulgents. Si l’aisance est ressortie un centimètre trop généreuse, le vêtement se vend quand même. Les vêtements très ajustés (un blazer, une robe près du corps, une chemise habillée) ne le sont pas : une erreur de deux millimètres à l’emmanchure se voit une fois le vêtement porté et revient sous forme d’échange.
Une coupe droite permet aussi de vendre le même vêtement à plus de monde. Un sweat oversize en taille M convient à plus de clients qu’une robe ajustée en taille M, et cela se traduit directement par moins de stock invendu.
Quand un lot a plus de sens que des patrons à l’unité
Les patrons à l’unité ont du sens quand vous savez déjà exactement ce que vous allez produire. Un lot en a dans le cas inverse : quand il vous faut un assortiment pour tester le marché et qu’on ne sait pas encore quel modèle sera la vedette.
Les lots de patrons Moldey réunissent 10 patrons tendance plus 300 patrons variés en un seul achat. C’est assez de matière pour tester longtemps sans réinvestir dans le patronage.
Tester avant d’engager du capital
Avant d’acheter toute la collection, il est conseillé de télécharger un patron de couture gratuit, de l’imprimer, de le couper dans un tissu bon marché et de le coudre. Une demi-journée de travail vous évite de découvrir un problème d’ajustement alors que trente vêtements sont déjà coupés.
Questions fréquentes
- De combien de patrons de couture ai-je besoin pour lancer une marque de vêtements ?
- Quatre suffisent pour commencer : un t-shirt, un sweat, un jogging et un short. Le mieux est d’avoir ces quatre-là dans toute la gamme de tailles avant d’ajouter de nouveaux modèles.
- Vaut-il mieux acheter un lot de patrons ou des patrons à l’unité ?
- Des patrons à l’unité si vous savez déjà quoi produire ; un lot si vous avez besoin d’un assortiment pour tester le marché. Les lots Moldey comprennent 10 patrons tendance plus 300 patrons variés en un seul achat.
- Quels vêtements sont les plus faciles à produire quand on débute ?
- Ceux à coupe droite ou ample : t-shirts, sweats, joggings et shorts. Ils tolèrent mieux les erreurs d’aisance, conviennent à plus de clients et laissent moins d’invendus.